à Lyon, Jean-Luc Mélenchon dénonce un « traquenard » de l’ultradroite et confirme son soutien à la Jeune Garde

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Jean-Luc Mélenchon, à Lyon, le 26 février 2026.

Deux semaines après la mort militant identitaire Quentin Deranque, 23 ans, sous les coups de membres de la mouvance antifa, à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a contre-attaqué, jeudi 26 février, lors d’un meeting de soutien à Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult, respectivement candidats de La France insoumise (LFI) à la mairie et à la métropole de Lyon.

Alors que les liens de LFI avec la Jeune Garde, le groupuscule dissous dont les suspects auraient été membres, ont été dénoncés de la gauche à l’extrême droite, le leader des « insoumis » a dénoncé un « traquenard », « monté de façon délibérée par l’association Némésis, des jeunes femmes qui, comme elles le disent elles-mêmes, servent d’appât pour faire venir des militants antifascistes, et ensuite provoquer des bagarres parce qu’elles sont liées à des groupes d’extrême droite lyonnais ». Il a été ovationné par une salle de la Bourse du travail pleine à craquer.

« Il faut tout regarder », a-t-il insisté, en rappelant les contacts préalables entre Némésis et des militants identitaires, révélés par L’Humanité. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce collectif a volontairement créé les conditions de la rixe initiale, et donc participé à la genèse du drame. « Elles voulaient un incident pour que surgissent des gens armés, casqués, cagoulés. (…) Une organisation criminelle ! », a-t-il fustigé, réclamant la dissolution de Némésis. Une dissolution également demandée par Sandrine Runel, députée (Parti socialiste) du Rhône, candidate aux municipales à Lyon sur la liste de rassemblement de la gauche (hors LFI) menée par l’écologiste et maire sortant, Grégory Doucet.

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