
Dans les décombres d’un bâtiment en ruines, les secouristes iraniens découvrent le corps inanimé d’une enfant, encore vêtue d’un uniforme vert turquoise. Cette scène, authentifiée par Le Monde, se déroule dans ce qu’il reste de l’école Shajareh-Tayebeh, après le bombardement qui l’a ciblé à Minab, le 28 février 2026. En ligne, malgré la coupure d’Internet, Le Monde a trouvé et vérifié des images qui montrent la vie quotidienne de l’école avant la guerre. On y voit des salles de classe décorées de dessins et de collages d’enfants, des couloirs aux murs peints en rose et vert, et des petites filles… en uniformes vert turquoise.
Malgré sa proximité immédiate avec une base militaire des gardiens de la révolution, lui aussi bombardé le 28 février, ces images prouvent que le bâtiment était une école. Le samedi 28 février, jour de classe en Iran, des élèves étaient donc bien présents lorsqu’elle a été frappée par une bombe.
Le 6 mars, la responsabilité de la frappe n’avait pas été reconnue, mais une enquête a été ouverte par l’armée américaine. Selon Reuters, les enquêteurs américains estimaient « probable » que l’armée américaine soit à l’origine de ce bombardement. Ils n’ont toutefois pas encore rendu leurs conclusions.
La veille, une analyse du New York Times suggérait également une origine américaine de la frappe. L’école se trouve en effet dans une zone présentée par l’état-major américain comme ciblée par Washington lors des premiers jours du conflit.



















