la guerre au Moyen-Orient met sous pression les secteurs intensifs en énergie

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Roland Lescure, ministre de l’économie, Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’industrie, et Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l’énergie, lors du cinquième conseil des entreprises, à Bercy, à Paris, le 5 mars 2026.

La fermeture du détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à la mer d’Arabie, peut avoir des répercussions à Villeneuve-d’Ascq, dans le nord de la France. Président de l’entreprise de peintures industrielles Haghebaert et Fremaux, située dans cette ville voisine de Lille, Guillaume Fremaux dirige également le Syndicat des industries des peintures, enduits et vernis (Sipev), un secteur directement frappé par la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

Les perturbations des exportations d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz ont un effet sur son activité qui repose sur des matières premières largement d’origine pétrolière. « Beaucoup de nos intrants viennent de fournisseurs chinois qui dépendent, pour produire, du pétrole iranien et du gaz naturel qatari, explique-t-il. Avec la fermeture des échanges, nos approvisionnements vont être touchés, et en plus du risque de hausse des prix, cela va sûrement aussi entraîner des retards dans les livraisons. »

Chimie, métallurgie, productions d’engrais, de papier, de verre… De nombreuses industries en Europe et en France sont concernées par les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. Dans le secteur chimique, cette région du globe représente, par exemple, près du quart des exportations mondiales de polyéthylène et polypropylène, deux plastiques largement utilisés dans l’emballage, l’automobile, le bâtiment ou la santé.

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