
Théâtre d’une bataille féroce entre l’armée israélienne et le Hezbollah à l’automne 2024, la ville libanaise de Khiam a connu de nouveaux affrontements, mercredi 4 mars. Des combats « directs » ont, pour la première fois depuis la reprise de la guerre lundi, fait rage dans cette ville située à 6 kilomètres de la frontière israélienne, a affirmé le Hezbollah, dans un communiqué. Selon le parti milice chiite, des affrontements ont également eu lieu plus à l’ouest, dans la localité de Dhaïra.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a confirmé la présence des forces israéliennes dans plusieurs villages et localités de la bande frontalière, parmi lesquelles Houla, Kfar Kila, Kfar Chouba, Yaroun et Khiam. L’armée israélienne, déjà présente sur cinq positions qu’elle refuse d’évacuer, en violation du cessez-le-feu de novembre 2024 entre Israël et le Liban, avait commencé à avancer, mardi, sur plus de 1 kilomètre de profondeur, appuyée par des bombardements massifs sur les villages frontaliers.
Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, venait d’annoncer que son armée « est désormais mandatée pour avancer et prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban afin d’empêcher les tirs sur les communautés frontalières ». « Le commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et crée à présent une zone tampon, comme nous l’avions promis, entre notre population et toute menace », a ensuite précisé le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin.
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