la mécanique d’un nouveau choc économique est en place

2011


Des installations de production de gaz naturel liquéfié, à Ras Laffan Industrial City (Qatar), le 2 mars 2026.

Et si le conflit en Iran durait ? Alors que l’offensive militaire des Etats-Unis et d’Israël entrait dans son sixième jour, jeudi 5 mars, la question, lancinante, commence à hanter les acteurs économiques. La contre-offensive iranienne, qui pilonne les pays du Golfe, a réussi à perturber très sérieusement le détroit d’Ormuz, passage mondial crucial du pétrole et du gaz.

Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits « stagflationnistes » (une combinaison d’inflation et de stagnation économique). Jeudi 5 mars, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, s’est montrée pessimiste, estimant que l’économie mondiale est « de nouveau mise à l’épreuve ».

« Ce conflit, s’il était amené à durer, pourrait évidemment affecter les prix mondiaux de l’énergie, le sentiment des marchés, la croissance et l’inflation », a-t-elle détaillé. « Les marchés commencent à se dire que tout ça pourrait durer un peu plus qu’attendu initialement », estime Bruno De Moura Fernandes, responsable de la recherche macroéconomique à Coface.

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