
Un groupe d’ultradroite de Montpellier, Bloc montpelliérain, a été dissous mercredi 4 mars en raison d’« appels à la violence, à la haine et à la discrimination », a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l’issue du conseil des ministres.
« Trois autres dissolutions de groupuscules violents d’ultragauche comme d’ultradroite feront suite », a ajouté Mme Bregeon. En outre, le ministère de l’intérieur « a lancé le travail pour la dissolution de cinq émanations locales de la Jeune Garde », qui sont des reconstitutions du mouvement d’ultragauche déjà dissous en juin 2025, a-t-elle rappelé.
Le Bloc montpelliérain, le groupe d’ultradroite Patria albiges, basé à Albi, et un groupuscule d’ultragauche sont actuellement visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’intérieur il y a plusieurs mois, avant la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale frappé à mort à Lyon, le 14 février.
Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date la Jeune Garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en conseil des ministres. Toutefois, certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont fait un recours au Conseil d’Etat, qu’ils ont remporté.
Agées de 20 à 26 ans, les sept personnes mises en examen à la suite de la mort de Quentin Deranque sont connues pour être soit d’anciens membres de la Jeune Garde, soit des proches du mouvement d’ultragauche, fondé en 2018 à Lyon par le député de LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire.



















