
Quatre avocats de la défense mais pas d’accusé. Tariq Ramadan ne s’est pas présenté, lundi 2 mars, à l’ouverture de son procès devant la cour criminelle de Paris, qui le juge pour des faits de viol et de viol aggravé sur trois femmes entre 2009 et 2016.
Ses défenseurs ont annoncé que leur client était hospitalisé à Genève, en Suisse, où il se serait initialement rendu au chevet de sa mère âgée, qui devait subir une opération. Produisant un certificat de son médecin traitant suisse, qui confirme cette demande d’hospitalisation, sans précision ni de la date d’entrée, ni de la durée prévisible, ils ont aussitôt demandé un renvoi du procès.
La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, tique : le contrôle judiciaire auquel est soumis Tariq Ramadan fixe sa résidence en Seine-Saint-Denis et lui interdit de séjourner en Suisse, sans en avoir préalablement référé à l’autorité compétente. Or, relève-t-elle, nulle trace de demande d’autorisation de quitter le territoire – laquelle doit être déposée quinze jours avant la date de départ souhaitée – n’a été retrouvée.
Constatant la violation du contrôle judiciaire, l’avocat général, Philippe Courroye, demande à la cour de lancer un mandat d’arrêt international contre l’accusé. « Il ne faut pas se leurrer, Tariq Ramadan utilise tous les moyens pour ne pas comparaître et ne pas être jugé », observe-t-il, sous l’approbation des parties civiles.
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