
« Trouvez votre coin de paradis en Bourgogne-Franche-Comté, bénéficiez d’un accompagnement personnalisé avec un chargé d’accueil. » Le message, peu banal, circule depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux, posté par une région de tradition industrielle, en mal de nouveaux habitants. Il renvoie au site Internet Venez vivre en Bourgogne-Franche-Comté, qui détaille un dispositif d’aide à l’installation avec « séjours immersifs » pour choisir un territoire, « contact local » et « relation suivie dans le temps ».
Davide Saraiva, contrôleur qualité dans l’industrie installé en Ariège, est « tombé dessus » en consultant des annonces d’emploi, en avril 2025. « Je cherchais un poste dans le secteur de la radioactivité – ma formation – et j’ai vu sur le site de la région qu’elle accompagnait les familles », se souvient-il. Il remplit le formulaire, puis tout se passe très rapidement. Stéphane Rouget, chargé d’accueil, le rappelle, sonde ses projets, fait circuler son CV. L’aciérie Industeel, filiale d’ArcelorMittal, installée au Creusot, lui propose un entretien d’embauche. Un mois après sa première demande de renseignements, il revient avec sa femme, Emilie, signer un contrat à durée indéterminée (CDI), visiter une maison de village repérée par le chargé d’accueil et rencontrer le maire de la petite commune en surplomb du Creusot, à sept minutes en voiture de l’usine. C’est aussi Stéphane Rouget qui s’arrange pour inscrire les deux petites filles du couple à l’école alors que la date limite est dépassée. « On nous a tout livré sur un plateau », résume Davide Saraiva.
Son épouse a choisi d’arrêter son métier de coiffeuse pour engager une reconversion d’éducatrice spécialisée auprès d’enfants en situation de handicap. Ses premières démarches pour un stage n’aboutissent pas. « Et c’est là que mon rôle est intéressant, j’ai des contacts sur le terrain, souligne M. Rouget. J’en ai parlé à quelqu’un travaillant dans une structure, il m’a dit “il faut me l’envoyer, on va la prendre”, et voilà c’était réglé. » Après cette première expérience, Emilie Saraiva peut désormais faire des remplacements avec la perspective d’un parcours de qualification et d’un possible CDI. « On a le sentiment d’un nouveau départ. Sans le soutien d’un chargé d’accueil, on n’aurait peut-être pas réussi ce changement de vie, dit-elle. On ne se sent jamais perdu, si on a un problème c’est “allô ! Stéphane”. »
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