Hausse des violences physiques et sexuelles en France en 2025, avec 473 000 victimes de violences physiques

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Manifestation à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et de genre, à Lyon, le 22 novembre 2025.

Le nombre de violences physiques et sexuelles enregistrées par les forces de l’ordre ont respectivement augmenté de 5 % et de 8 % en 2025, selon une étude du ministère de l’intérieur publiée vendredi 27 février.

En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 473 000 victimes de violences physiques, dont 24 % de mineures (114 500). Ces violences sont reparties à la hausse, après s’être stabilisées en 2024, « progressant à un rythme similaire à l’augmentation annuelle moyenne constatée depuis 2016 (+ 6 %) », précise cette étude du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

Les forces de l’ordre ont également enregistré 132 300 victimes de violences sexuelles, dont plus de la moitié (58 %) sont mineures. Leur nombre a progressé à un rythme « similaire » à celui observé en moyenne entre 2016 et 2025 (+ 11 %).

Un peu plus de la moitié des violences physiques sont commises dans le cadre familial. Il s’agit essentiellement de violences conjugales. En revanche, cette part est beaucoup plus faible pour les violences sexuelles, dont les trois-quarts ont lieu en dehors du cadre familial.

« Un contexte de libération de la parole »

Dans le détail, en ce qui concerne les violences physiques, la hausse du nombre de victimes est particulièrement marquée pour les mineurs (+ 10 %, contre + 4 % pour les majeurs). Lorsque ces violences sont commises au sein de la famille, les victimes sont majoritairement des femmes (73 %) ; à l’inverse, les victimes sont le plus souvent des hommes (69 %) lorsque ces violences sont commises en dehors de la sphère familiale.

En ce qui concerne les violences sexuelles, la hausse du nombre de victimes s’inscrit « dans un contexte de libération de la parole » et « d’amélioration » de leurs « conditions d’accueil » par les services de police et de gendarmerie, selon l’étude. Ces victimes sont toujours très majoritairement des femmes, quels que soient le contexte et leur âge (85 %).

« Un des facteurs d’augmentation du nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées une année donnée est la part croissante de faits anciens dénoncés », explique l’étude. « Cette part est particulièrement importante pour les victimes mineures au moment des faits et pour les violences commises au sein de la famille ».

Les trois-quarts des infractions sexuelles enregistrées sont des violences sexuelles physiques. Les victimes ont principalement subi des agressions ou des atteintes sexuelles (39 %), des viols ou des tentatives de viol (38 %) et dans de plus rares cas, elles ont été victimes d’exploitation sexuelle (10 %), d’exhibition sexuelle (6 %) ou de violences sexuelles non physiques (6 %), essentiellement du harcèlement sexuel.

Pour les violences physiques comme sexuelles, les mis en cause sont principalement des hommes, (respectivement 80 % et 95 %).

Le Monde avec AFP



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