le feu vert européen à un nouveau traitement laisse entrevoir une élimination de la maladie d’ici à 2030

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Un camp de dépistage de la maladie du sommeil, à Boffa, en Guinée, le 12 juin 2024.

Et si la trypanosomiase africaine, plus connue sous le nom de « maladie du sommeil », endémique en Afrique subsaharienne, ne devenait plus qu’un mauvais souvenir ? C’est, à l’horizon 2030, ce que laisse espérer l’avis favorable à l’administration d’acoziborole aux plus de 12 ans publié par l’Agence européenne des médicaments (EMA), vendredi 26 février. Il s’agit d’un traitement antiparasitaire permettant de traiter la trypanosomiase gambiense, forme la plus commune de la maladie, en une seule prise de trois comprimés.

Identifié comme molécule prometteuse puis développé depuis une vingtaine d’années, l’acoziborole a fait l’objet d’essais cliniques dont les résultats de phase 3, publiés en novembre 2022, ont montré une efficacité exceptionnelle. Dans cette étude, 95,2 % des personnes atteintes d’une forme avancée de la maladie n’avaient plus aucun symptôme dix-huit mois après l’unique prise de trois comprimés de 320 milligrammes du médicament.

Presque toujours mortelle sans traitement, la maladie du sommeil se caractérise au stade précoce par des maux de tête ou de la fièvre puis, au stade avancé, quand le parasite envahit le système central, par des symptômes comportementaux, cognitifs et neurologiques, tels que des crises d’épilepsie, des troubles du sommeil et de l’agressivité, menant à la mort.

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