
Francisco, Bernardinho, Dona Eva… La voix de Rosangela Oliveira, 64 ans, s’éteint peu à peu quand elle fait la liste au téléphone de ses voisins décédés dans les glissements de terrain et les inondations provoqués par les fortes pluies qui frappent, depuis le 23 février, la région de la Mata Mineira, dans le sud-est de l’Etat brésilien du Minas Gerais.
« Nos amis, des gens qui nous ont vu naître, sont morts… Nous vivons un cauchemar », peine à décrire cette habitante du Parque Jardim Burnier, quartier le plus touché de la ville de Juiz de Fora, elle-même à l’épicentre de la catastrophe en cours. Selon un bilan provisoire, les boues torrentielles ont fait au moins 47 morts, 21 disparus, et entraîné le déplacement de plus de 4 000 personnes, principalement dans les villes d’Uba et de Juiz de Fora. Cette dernière a accumulé 605 millimètres de précipitations depuis début février, selon les données publiées le 24 février par l’Institut national de météorologie. Un niveau jamais atteint dans l’histoire de la municipalité, correspondant à plus du triple de la moyenne des pluies pour ce mois.
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