
La bataille a été remportée, mais le combat fut plus rude. A l’issue de six jours de débats sous haute tension, les députés ont adopté, mercredi 25 février, en deuxième lecture, la proposition de loi ouvrant droit à une aide à mourir, par 299 voix pour et 226 contre. Les opposants se sont révélés plus nombreux qu’en première lecture, le 27 mai 2025 (305 pour, 199 contre).
Mais c’est au sein des partisans du texte que les fractures ont été plus nettes qu’au printemps 2025. Les débats dans les rangs de la gauche et du centre, globalement favorables au texte, ont mis aux prises deux visions qui jusqu’ici coexistaient sans trop de heurts.
D’un côté, des défenseurs de la liberté de chacun de décider de la façon dont il souhaite mourir, de l’autre les tenants d’un accès plus restrictif à un produit létal, que seules peuvent justifier des souffrances inapaisables et qui doit relever d’une exception. Ces deux courants de pensée ont ferraillé sur trois dispositions majeures de la proposition de loi. Trois points d’autant plus disputés que la formulation de ceux-ci n’est pas dénuée d’ambiguïtés.
Il vous reste 83.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


















