Après la mort de Quentin Deranque, plusieurs groupuscules d’ultradroite et d’ultragauche dans le collimateur du gouvernement

4568


Lors d’une manifestation contre la dissolution de la Jeune Garde, à Lyon, le 6 mai 2025.

Dix jours après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, c’est Emmanuel Macron lui-même qui endosse la réponse du gouvernement au drame devenu le symbole de la recrudescence de la violence politique en France.

Le chef de l’Etat avait convoqué, mardi 24 février, une réunion interministérielle à l’Elysée, avec le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, le garde des sceaux, Gérald Darmanin, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, et des acteurs du renseignement. Initialement annoncé, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a été remplacé par ses conseillers – il s’était préalablement engagé à se rendre au Salon de l’agriculture.

L’enjeu de cette réunion au sommet ? Montrer que l’exécutif a pris le sujet des « mouvements ultras » au sérieux, au-delà de l’actualité. « C’est quelque chose qui a été ancré par le président depuis plusieurs années », affirme au Monde l’un des participants à la réunion, ajoutant que depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, vingt-quatre groupes liés à des « subversions violentes » ont été dissous (dix-neuf à l’ultradroite et cinq à l’ultragauche).

Il vous reste 80.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link