A Lyon, la mort de Quentin Deranque révèle la violente radicalisation d’une génération de militants antifascistes

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Lyon, le 21 février 2026. 
Affiches dans le centre-ville de Lyon en hommage au militant d’extrême droite Quentin Deranque, mort lors d’une rixe le 12 février.

Le flou des images n’atténue rien. La violence explose dans les films amateurs des riverains, tournés sur des téléphones, jeudi 12 février, peu avant 18 heures. On y voit plusieurs silhouettes encagoulées, acharnées sur trois corps recroquevillés. Les coups de poing et de coude pleuvent, un coup de pied à la tête avant de s’enfuir.

Les faits se déroulent entre une benne alimentaire et un immeuble d’alimentation, à quelques minutes à pied de Sciences Po Lyon. La scène du crime. Celle qui a coûté la vie à Quentin Deranque, 23 ans, samedi 14 février. Le militant d’extrême droite avait accompagné le collectif identitaire Némésis, puis s’était retrouvé isolé, après la dispersion d’une rixe ayant opposé son groupe et des militants antifascistes, en marge d’une conférence donnée à l’institut d’études politiques par l’eurodéputée (La France insoumise, LFI) Rima Hassan.

Qui sont ses silhouettes déchaînées ? La justice estime avoir interpellé plusieurs des auteurs présumés, sans pour autant avoir identifié tous les protagonistes directs. Les investigations se poursuivent intensément, avec la saisine de la sous-direction antiterroriste, en appui de la police judiciaire de Lyon.

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