la cour d’appel confirme les peines d’emprisonnement de douze militants prodémocratie

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L’ex-député pro-démocratie Leung Kwok-hung, également connu sous le nom de « Cheveux longs », avant d’entrer à la Haute Cour pour entendre la sentence de son appel concernant sa disqualification du Conseil législatif de Hongkong, le 15 février 2019.

La cour d’appel de Hongkong a confirmé, lundi 23 février, les peines d’emprisonnement de douze militants prodémocratie, parmi lesquels des personnalités médiatiques, condamnées dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale.

« Nous rejetons l’appel des demandeurs » contre leur verdict et leur peine, a déclaré le juge Jeremy Poon de la Haute Cour de Hongkong.

Les douze condamnés qui faisaient appel font partie d’un groupe de 45 militants reconnus coupables de « subversion » et emprisonnés en 2024 pour avoir organisé une primaire officieuse de l’opposition avant les législatives, avec l’objectif de forcer Carrie Lam, la dirigeante pro-Pékin de l’époque, à la démission.

Après les manifestations massives à partir de 2019 en faveur de la démocratie dans l’ancienne colonie britannique, 610 000 personnes avaient voté lors de cette primaire en juillet 2020, malgré les avertissements des autorités, soit près d’un septième des électeurs de Hongkong. Pékin y a depuis instauré un contrôle strict des élus.

De quatre à dix ans de prison

Quelques mois plus tard, 45 personnes avaient été arrêtées pour l’organisation des primaires, puis condamnées à des peines allant de quatre ans et deux mois à dix ans de prison.

Les appels concernaient notamment l’ancien député Leung Kwok-hung, connu sous le sobriquet de « Cheveux longs », l’ex-journaliste Gwyneth Ho qui a documenté les manifestations, le candidat au Parlement Owen Chow, 29 ans et ancien étudiant infirmier, Gordon Ng, un militant australo-hongkongais de 47 ans, et Lam Cheuk-ting, 48 ans, un ancien député.

Les autorités de Pékin et de Hongkong affirment que la loi sur la sécurité a contribué à rétablir l’ordre à la suite des manifestations, parfois violentes, de 2019, mais la condamnation des militants avait provoqué, en 2024, de nombreuses protestations internationales.

Le Monde avec AFP



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