une cérémonie de clôture en hommage à la beauté de l’Italie, dans les ​arènes de Vérone

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Le groupe Major Lazer et les chanteuses MO, Nyla et Alfa à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de 2026, à Vérone (Italie), le 22 février 2026.

Les Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina se sont achevés, dimanche 22 février, sur une 116e médaille d’or, attribuée aux hockeyeurs américains dans l’après-midi. La cérémonie de clôture – son thème était « la beauté en action » –, qui s’est tenue dans le cadre antique des arènes de Vérone (Italie), a vu la passation du drapeau olympique aux prochains organisateurs, les Alpes françaises, en 2030.

La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec un total de 41 médailles, dont 18 en or, devant les Etats-Unis (33, dont 12 en or) et les Pays-Bas (20, dont 10 en or).

Après deux semaines de compétition, le sport a laissé la place à l’art et au spectacle à Vérone, berceau de Roméo et Juliette de William Shakespeare, terminant en beauté avec la traditionnelle parade des athlètes. L’amphithéâtre, avec une grande scène centrale entourée d’un immense rideau vert et de chandeliers, a mis en lumière la richesse culturelle du pays, de Vérone et des territoires : « un spectacle où l’Italie devient une scène », selon la formule des organisateurs.

La cérémonie a également mis en valeur la spécificité de ces Jeux, dispersés sur sept sites et sur 22 000 kilomètres carrés, un éparpillement qui avait suscité des critiques en amont de l’événement, notamment le transport des sportifs et des spectateurs.

« Une nouvelle génération de Jeux d’hiver »

Ces JO, en privilégiant les installations existantes, inaugurent « une nouvelle génération de Jeux d’hiver », a affirmé, à la tribune, la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry. « Vous avez établi un modèle de référence pour les éditions futures. Vous pouvez être fiers », a-t-elle lancé, juste avant l’extinction des deux chaudrons olympiques à Milan et à Cortina.

La soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans dans les Alpes françaises. Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a été officiellement remis aux représentants des deux régions françaises hôtes, avant une Marseillaise réorchestrée, suivie d’une séquence mêlant artistes et athlètes, et d’un film projeté sur les écrans.

Cette cérémonie a constitué une parenthèse enchantée pour le comité organisateur des Jeux (Cojop) de 2030 secoué par le départ de trois de ses cadres depuis début décembre 2025 et empêtré dans une crise de gouvernance.

Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France, lundi à Albertville (Savoie), lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence des médaillés des Jeux italiens.

Des performances marquantes pour clore la quinzaine

Juste avant la cérémonie de clôture, les Etats-Unis, qui couraient après le titre en hockey sur glace masculin depuis 1980, ont décroché la médaille d’or, avec une affiche de gala face au Canada (2-1, après la prolongation), pour le retour aux Jeux des stars de la NHL [la ligue professionnelle nord-américaine de hockey].

La couronne suprême du sport collectif le plus rapide revient donc aux Etats-Unis mais pour la troisième fois seulement – la première depuis le « miracle sur la glace » réussi en 1980 aux Jeux de Lake Placid (Etat de New York) face aux Soviétiques. Les Canadiens, privés de leur légende Sidney Crosby – touché au genou en quarts de finale face aux Tchèques –, échouent dans leur quête d’un dixième sacre olympique et concèdent à leur plus ancien rival une revanche, après avoir remporté les titres en 2002 et en 2010 face aux Américains.

Quelques heures pus tôt, la fondeuse suédoise Ebba Andersson était devenue la première championne olympique de l’histoire sur 50 kilomètres, une épreuve qui remplace désormais le 30 kilomètres.

La superstar chinoise du ski acrobatique Eileen Gu, déjà médaillée d’argent en big air et en slopestyle, née aux Etats-Unis, a décroché, comme à Pékin en 2022, une troisième médaille, en or, en half-pipe. Avec ses six récompenses, dont trois en or, en deux éditions des JO, elle est désormais l’athlète la plus décorée de l’histoire des Jeux dans sa discipline, tous genres confondus. Cette nouvelle razzia devrait lui permettre de consolider sa place parmi les sportives les mieux payées au monde : elle occupe la cinquième place du classement du magazine spécialisé Forbes.

Le Monde avec AFP et Reuters



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