Les Républicains appellent à un « cordon sanitaire » autour de LFI

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Le président du groupe La Droite Républicaine, Laurent Wauquiez, et ses députés observent une minute de silence en hommage à la mort du militant d’extrême droite Quentin Derande, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 17 février 2026.

Pour attaquer La France insoumise (LFI), le terrain médiatique est tout indiqué. Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) ce 22 février, Laurent Wauquiez dénonce une formation politique « toxique pour notre vie démocratique » qui doit être « isolée et ostracisée politiquement ». Au point de demander sa dissolution, l’interroge-t-on ? « Je rêverais de pouvoir vous dire qu’il suffit de dissoudre LFI. Mais ce n’est pas ainsi qu’on gagne une bataille politique », calme le patron des députés Les Républicains (LR). A droite, seul le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Le Rudulier, demande depuis trois ans la dissolution de LFI.

A défaut d’en arriver là, d’autres préconisent l’installation d’un « cordon sanitaire » autour des « insoumis ». C’est le cas du président de LR, Bruno Retailleau. « Pas une voix ne doit aller vers les candidats insoumis », assurait-il en marge d’un déplacement en Seine-et-Marne, jeudi 19 février. L’idée n’est pas nouvelle, mais s’imposerait d’elle-même après l’implication de plusieurs collaborateurs parlementaires du député LFI du Vaucluse, Raphaël Arnault, dans la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le 14 février à Lyon. « LFI a transformé l’Assemblée nationale en champ de bataille. Or, la violence verbale ouvre les portes à la violence physique », estime M. Retailleau.

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