
Des centaines de militants du Green Party, chaussures de marche aux pieds et mug de café en main, convergent, samedi 14 février, vers la pelouse détrempée de Greenbank Park, à Levenshulme, dans la banlieue sud de Manchester. Les mines sont réjouies, les conversations, animées : ils ont répondu à l’appel de l’état-major du parti pour un « big day out », une journée de tractage, dans la circonscription de Gorton and Denton. Le 26 février, dans cette circonscription traditionnellement acquise aux travaillistes du Labour, entre filatures reconverties en garde-meubles et pavillons ouvriers délabrés, se tient une élection parlementaire partielle, après que le député Andrew Gwynne (Labour) a été forcé au départ, fin janvier, pour avoir posté sur WhatsApp des messages injurieux envers des collègues.
Ce rendez-vous électoral est un test crucial pour la formation écologiste, sa première occasion de concrétiser son succès dans les sondages, où elle talonne le Labour et les tories (conservateurs), depuis que Zack Polanski, son charismatique chef de file, en a pris les commandes, en septembre 2025. A 43 ans, cet ex-acteur et hypnothérapeute met la justice sociale au cœur de son discours et veut que son parti, dont le nombre de membres a doublé en 2025 (pour atteindre 190 000 fin décembre), « remplace » le Labour à gauche. Il présente ce scrutin local comme un duel contre Reform UK.
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