
Une quarantaine d’agents des eaux et forêts, des paramilitaires, ont été tués dans l’est du Burkina Faso, samedi 14 février, lors d’une attaque djihadiste contre le poste forestier de Tandjari, situé dans la province du Gourma, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources sécuritaires, jeudi 19 février. L’attaque a été revendiquée lundi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
« Certains corps ont été ramenés à Fada N’Gourma pour être inhumés, mais d’autres n’ont pas pu l’être », a poursuivi une source à l’AFP, évoquant « des restes calcinés ». Confirmant l’attaque, une deuxième source sécuritaire a précisé que « des dizaines de corps » avaient été « retrouvés rassemblés dans les tranchées creusées autour du poste par les terroristes, qui les ont dépouillés de toutes leurs armes avant de se retirer avant le déploiement des renforts ».
Les gardes forestiers « sont sous le choc, car c’est l’attaque la plus meurtrière qui touche singulièrement les agents des eaux et forêts », un corps paramilitaire « moins équipé » face aux groupes djihadistes, selon cette source.
Samedi, une autre attaque a visé Titao, chef-lieu de la province du Loroum et importante ville du nord-ouest du pays située entre Ouahigouya et Djibo, tuant une dizaine de civils, dont sept Ghanéens. Le JNIM l’a également revendiquée.
D’autres attaques ont visé des postes militaires ces derniers jours, notamment à Naré (Nord), dimanche. Une attaque à Bilanga, est, et de deux avant-postes de l’armée à Ouahigouya (Nord), jeudi dernier, ont été revendiquées par le JNIM. Le Burkina fait face depuis plus d’une décennie aux offensives meurtrières de groupes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique sur de larges pans de son territoire.



















