Après la mort de Quentin Deranque, la stratégie de conflictualité de LFI mise en cause jusqu’au sein de la gauche

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La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 17 février 2026.

Ne jamais céder la moindre once de terrain à l’adversaire. Depuis la grande salle du Parti ouvrier indépendant (POI), la petite formation trotskiste alliée à La France insoumise (LFI), dont le siège est situé à Paris, Jean-Luc Mélenchon est longuement revenu, mardi 17 février, lors de son « moment politique », sur la mort à Lyon du jeune Quentin Deranque, victime d’une agression ayant opposé des militants identitaires et antifascistes, et qui pourrait impliquer des membres de la Jeune Garde, l’organisation alliée à LFI.

Fait notable, le triple candidat à la présidentielle a d’abord demandé à ce que « chacun fasse l’effort du calme et du sang froid ». « Pas de surenchère », a-t-il insisté, alors qu’une dizaine de permanences parlementaires « insoumises » ont subi des dégradations. Il a de nouveau rappelé être opposé à la violence en politique, qui « rabougrit » les combats. « Dans la violence, qu’elle soit défensive ou offensive, tous les coups ne sont pas permis », a-t-il ajouté, une référence aux vidéos montrant le tabassage d’hommes à terre.

Ceci posé, le leader « insoumis » a réaffirmé que LFI « n’avait rien à voir ni de près ni de loin » avec la tragédie lyonnaise. Comme souvent quand il est attaqué, Jean-Luc Mélenchon a préféré la posture victimaire en pointant la « responsabilité de la puissance publique » qui aurait failli à son devoir de protection de l’ordre public. « Ignoble » et « abject », avait déjà commenté le premier ministre, Sébastien Lecornu, à la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, qui présentait la même défense plus tôt dans l’Hémicycle.

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