l’Assemblée nationale observe une minute de silence

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A l’Assemblée nationle, le 17 février 2026.

Les députés ont observé, mardi 17 février, une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, militant d’extrême droite, mort samedi à Lyon, deux jours après avoir été roué de coups.

« Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j’adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés », a déclaré la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant d’appeler à observer cette minute de silence, unanimement respectée par les députés, debout dans l’hémicycle. « La première des évidences dans une démocratie, c’est le refus de la violence physique. Il revient à chacun de nous d’être les garants de la dignité du débat public et d’appeler au calme, dans l’intérêt de notre Nation. Assumons collectivement cette responsabilité dans les mois qui viennent », a ajouté la présidente de l’Assemblée nationale.

De son côté, Sébastien Lecornu a dénoncé la « rhétorique de la confrontation ». « On ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l’ensemble de la société », a déclaré le premier ministre devant les députés, lors de la séance des questions au gouvernement, en appelant les dirigeants politiques à la « responsabilité ». M. Lecornu, qui répondait au chef de file de députés Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a également demandé que « la vérité judiciaire passe », « sans aucune pression sur les enquêteurs et sur l’autorité judiciaire ».

Un hommage au Sénat, mercredi

Un hommage à Quentin Deranque sera également rendu au Sénat mercredi à 15 heures, selon les services du Sénat.

La minute de silence à l’Assemblée avait été actée mardi matin par la conférence des présidents de l’Assemblée et « personne ne s’y est opposé », selon plusieurs sources parlementaires. Eric Ciotti, chef du groupe UDR (Union des droites pour la République), allié au RN, a expliqué en avoir fait la demande lui-même.

Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, a déclaré en conférence de presse avoir soutenu l’initiative. « Nous l’avons soutenue tout en redisant, et j’espère que la présidente de l’Assemblée nationale suivra cela, que nous souhaitons que cette minute de silence soit un hommage digne (…) et que ce ne soit pas le lieu d’instrumentalisation qui serait, je crois, extrêmement dommageable pour notre Assemblée », a-t-elle poursuivi. Elle a toutefois pointé une « flambée de violences de l’extrême droite » et souligné qu’il n’y avait pas eu de minute de silence après la mort de l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, assassiné à Paris le 19 mars 2022.

Le Monde avec AFP



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