
L’un défend sa petite maternité, menacée de fermeture, l’autre veut rouvrir la sienne, fermée depuis 2018. A Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, tout comme à Châteaudun, en Eure-et-Loir, l’enjeu de maintenir une maternité sur son territoire fait partie du combat des deux maires candidats à leur réélection, Emmanuel Riotte, divers droite, et Fabien Verdier, sans étiquette. Après des décennies durant lesquelles les fermetures de maternités n’ont cessé de se multiplier, provoquant régulièrement de fortes mobilisations locales pour s’y opposer, eux refusent d’accompagner le mouvement.
Le débat a refait surface sur la scène politique, avec l’adoption à l’Assemblée nationale, en première lecture, d’une proposition de loi instaurant un « moratoire » de trois ans sur les fermetures de maternités, en mai 2025. Les structures pratiquant aujourd’hui moins de 300 accouchements par an ne sont ouvertes qu’à titre dérogatoire, ce chiffre ayant été défini comme le seuil minimum, en termes de sécurité, afin d’assurer une pratique en nombre suffisant d’actes d’accouchement.
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