« C’est l’ultragauche qui manifestement a tué », déclare Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin, à Paris, le 11 février 2026.

« C’est l’ultragauche qui manifestement a tué » Quentin D., un étudiant de 23 ans proche des identitaires, mort samedi 14 février, après une violente agression, jeudi soir, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, a estimé, dimanche 15 février, le ministre de la justice, Gérald Darmanin.

« Aujourd’hui, c’est l’ultragauche qui a tué, c’est incontestable », a encore déclaré le garde des sceaux, invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6.

« Il y a en effet des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l’ultragauche, qui mènent malheureusement (…) à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique », a-t-il développé.

M. Darmanin a par ailleurs pointé une « complaisance de la France insoumise (…) pour la violence politique ». « Au commencement était le Verbe. Mais les mots peuvent tuer. Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir dans le champ physique et assassiner, violenter, menacer », a-t-il estimé. Il a aussi reproché au chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, ou à Rima Hassan, de n’avoir pas dit « un mot pour la famille de ce jeune homme ».

LFI se défend de toute implication

Dans le sillage du président de la République, les dirigeants politiques de tous bords ont dénoncé, samedi, le « déferlement » de violence à l’origine de la mort du jeune homme, tandis que LFI s’est défendue de toute implication.

Les membres du service d’ordre de LFI « n’ont eu aucun contact avec aucun des groupes qui se trouvaient à l’extérieur » de la conférence de Rima Hassan, a assuré dimanche sur LCI le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard. « La France insoumise ne porte aucune responsabilité » dans le drame, a-t-il martelé.

Interrogé sur Franceinfo, le député Eric Coquerel a répété que LFI condamnait « toute violence politique ». Il a pointé un « contexte lyonnais » marqué par la violence de « groupuscules d’extrême droite ».

Le groupe identitaire Némésis affirme avoir reconnu parmi les agresseurs de Quentin un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI). Silencieux depuis jeudi, M. Arnault a exprimé samedi « horreur et dégoût » après la mort du jeune homme, et souhaité que « toute la lumière soit faite » sur le drame. Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, s’est, lui, alarmé de la dégradation de plusieurs locaux et permanences LFI, dénonçant des « accusations sans aucun fondement contre les Insoumis en exploitant le drame survenu à Lyon ».

Le Monde avec AFP



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