
Lorsqu’il est rentré au Bangladesh, au mois de décembre 2025, après dix-sept ans d’exil à Londres, Tarique Rahman a été accueilli à Dacca par des foules immenses, telle une rock star. Quelques semaines à peine après son retour sur sa terre natale, il s’apprête, à 60 ans, à suivre les traces de sa mère, Khaleda Zia, première ministre à trois reprises, en prenant les rênes d’un pays duquel il a été absent pendant presque deux décennies. Sa formation, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), a remporté une large victoire aux élections législatives du 12 février, le propulsant à la tête de ce pays de 176 millions d’habitants, à majorité musulmane.
Dès son retour au pays, Tarique Rahman s’est lancé dans la campagne électorale pour les législatives. Des semaines durant, il a parcouru le territoire, d’un rassemblement électoral à l’autre, jusqu’au dernier jour de la campagne. L’homme, aux petites lunettes fines et transparentes, arbore un style décontracté, à l’occidentale. Loin des tonitruants discours politiques, même sur les estrades, Tarique Rahman ne semble jamais élever la voix.
Il vous reste 77.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


















