A Hongkong, les familles de dissidents à leur tour prises pour cible

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Kwok Yin-sang, père de l’activiste Anna Kwok recherchée par les Etats-Unis, arrive au tribunal de première instance de West Kowloon à Hongkong, en Chine, le 11 février 2026.

Après avoir condamné leurs opposants qui étaient restés sur le territoire, les autorités de Hongkong s’en prennent aux familles de ceux qui sont partis. En une première dans cette ville longtemps connue comme un îlot de liberté dans le monde chinois, le père d’une activiste exilée aux Etats-Unis, Anna Kwok, a été condamné mercredi 11 février pour le seul fait d’avoir voulu toucher à un livret d’épargne qu’il avait ouvert pour sa fille alors qu’elle était petite, une action désormais qualifiée de soutien financier à une fugitive.

Ce mode de répression transnationale, dénoncé par pas moins de 87 organisations des droits de l’homme, est perçu comme un nouveau précédent, « un sombre tournant » selon Human Rights Watch, et laisse Mme Kwok déchirée entre le sentiment de culpabilité pour la souffrance subie à sa place par son père et son propre choix du combat politique. « Le gouvernement de Hongkong veut me réduire au silence. Quand la nouvelle de la condamnation de mon père est tombée, c’est comme si mon cœur s’était arrêté de battre. Ils veulent me forcer à choisir entre mon amour pour ma famille et mon combat pour Hongkong », dit-elle au Monde par téléphone.

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