
Elle en sait plus que quiconque. Pourtant, sa parole ne vaut rien, ou si peu, tant elle a menti. Lundi 9 février, Ghislaine Maxwell a fait une courte apparition par vidéo, depuis la prison au Texas où elle purge une peine de vingt ans, devant la commission de supervision à la Chambre des représentants. Celle-ci se penche, du bout des doigts et de façon controversée, sur l’affaire Epstein. Depuis la mort de son ancien compagnon en détention, en 2019, Ghislaine Maxwell conserve les clés des lugubres secrets de sa prédation sexuelle, l’identité de ses accointances, de ses complices.
Sans surprise, Ghislaine Maxwell a refusé de répondre aux questions, en invoquant le cinquième amendement de la Constitution et le droit de ne pas s’auto-incriminer. Selon son avocat, David Markus, cette décision se justifie par ses démarches actuelles pour faire annuler sa condamnation en justice, au nom d’un procès inéquitable. « Mlle Maxwell est prête à parler de façon pleine et honnête si elle bénéficie d’une grâce de la part du président Trump, a-t-il expliqué. Elle seule peut fournir un récit complet. Certains pourraient ne pas aimer ce qu’ils entendraient, mais la vérité importe. Par exemple, le président Trump et le président Clinton sont tous deux innocents de tout méfait. »
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