Vu d’Israël, « la possibilité que le régime iranien tombe est désormais réaliste »

3595


Israël s’attend à ce que la République islamique d’Iran fasse avorter les négociations avec Washington, qui reprennent vendredi 6 février à Oman. Par habitude, en tentant une fois de trop de gagner du temps afin de préserver son programme nucléaire, face à une administration Trump qui se dit impatiente. Ou par refus de capituler, si cette dernière intime à Téhéran, comme Israël l’espère, d’expédier à l’étranger son uranium enrichi, de cesser d’en enrichir encore, de limiter la production de ses missiles balistiques et de ne plus soutenir ses alliés miliciens dans la région.

Benyamin Nétanyahou avait prévenu dès mardi 3 février l’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, venu recueillir ses avis à Tel-Aviv : le premier ministre « a clairement exprimé que l’Iran avait prouvé à de multiples reprises que ses promesses ne pouvaient être crues », selon un bref communiqué résumant près de trois heures d’entretien. Depuis deux semaines, le chef du renseignement militaire israélien, puis le chef d’état-major et le patron de la force aérienne se sont rendus à Washington, afin de préparer d’éventuelles frappes américaines, en réponse au massacre de milliers de manifestants iraniens à la mi-janvier − la répression la plus sanglante de l’histoire du régime.

En janvier, M. Nétanyahou avait toutefois recommandé à la Maison Blanche de ne pas traduire trop vite en actes sa promesse d’intervenir, en soutien aux manifestants. Il estimait que la sanglante répression des 8 et 9 janvier avait refermé une courte fenêtre d’opportunité. « Beaucoup de gens en Israël étaient déçus, parce que des années de pression contre le régime devaient en arriver là, et rien n’était prêt au jour J », déplore un ancien haut responsable israélien du renseignement, en référence à la faiblesse du déploiement américain dans le Golfe à ce moment. Cette source a requis l’anonymat, l’Etat hébreu demeurant extrêmement discret sur l’enjeu iranien.

« Opportunité sans précédent »

Il vous reste 74.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link