vers un dépistage aux importants bénéfices en santé publique

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Un radiologue montre un nodule sur un scanner pulmonaire d’un fumeur à Ajaccio, en Corse, le 16 décembre 2021.

« Le dépistage organisé du cancer du poumon pourrait sauver jusqu’à 7 500 vies par an en France », souligne Sébastien Couraud, en amont de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, mercredi 4 février. Le chef du service de pneumologie des Hospices civils de Lyon a de quoi se réjouir : le programme pilote national de dépistage du cancer du poumon qu’il coordonne, annoncé en mars 2025 par l’Institut national du cancer (INCa), débutera finalement en mars ou en avril.

Ce dépistage cible les fumeurs ou ex-fumeurs masculins ou féminins de 50 ans à 74 ans, qui consomment ou ont consommé au moins l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour pendant vingt ans (ou deux paquets par jour pendant dix ans, dix cigarettes par jour pendant quarante ans…). Le tabac, rappelons-le, est responsable de 85 % de ces cancers en France.

Le dépistage passe par la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose, un examen non douloureux d’une quinzaine de minutes. Côté sécurité, « un scanner équivaut à six mois d’irradiation naturelle, un risque minime », précise Marie-Pierre Revel, cheffe du service de radiologie à l’hôpital Cochin (AP-HP) à Paris, qui coordonne aussi ce programme.

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