
C’est un double niveau de contrôle qui vient d’être activé pour faire la lumière sur les dysfonctionnements constatés dans un grand établissement pédopsychiatrique public francilien, le centre hospitalier Fondation Vallée, à Gentilly (Val-de-Marne). Une première inspection a été lancée, le lundi 17 novembre 2025, à la demande de l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, « compte tenu de la gravité des faits allégués ». Elle est toujours en cours. Et la ministre de la santé, Stéphanie Rist, vient aussi de faire appel à la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot.
Dans un courrier du lundi 2 février, elle demande à l’autorité publique indépendante de lancer une mission de contrôle dans l’établissement, au regard des « faits et dysfonctionnements graves » qui y ont été signalés, « susceptibles de constituer des atteintes aux droits fondamentaux », tel le « recours abusif et réglementaire à la mise en chambre d’isolement », ou des « enfermements en chambre la nuit, dans une ambiance générale qualifiable “d’asilaire” ».
L’affaire, révélée dans les colonnes de L’Express du 29 janvier, concerne des pratiques ancrées dans l’établissement « au moins jusqu’au dernier trimestre 2025 », selon l’hebdomadaire, qui rapporte des témoignages faisant état d’enfermements d’enfants, plusieurs fois par jour, dans une pièce d’isolement, parfois « sans prescription, sans réévaluation médicale, et sans aucun dispositif matériel garantissant la sécurité et la dignité des enfants ».
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