ouverture limitée du poste-frontière de Rafah, sous un strict contrôle israélien

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Arrivée de camions en provenance d’Egypte transportant de l’aide humanitaire à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, après leur passage par le point de passage de Rafah, le 1ᵉʳ février 2026.

Après vingt et un mois de fermeture presque totale, le point de passage frontalier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte, a recommencé à fonctionner lundi 2 février après une journée de tests effectués la veille. Une annonce très attendue par les Palestiniens, très importante aussi dans la mise en œuvre du « plan de paix » porté par le président américain, Donald Trump. Mais, dans les faits, à ce stade, l’ouverture reste d’abord symbolique : quelques dizaines d’habitants de Gaza seulement devraient ainsi, dans un premier temps, être autorisés à entrer et à sortir quotidiennement de l’enclave.

L’Etat hébreu, qui contrôle une large bande le long de la frontière avec l’Egypte, appelée « corridor de Philadelphie », où se trouve le terminal frontalier conquis par ses troupes en mai 2024, a prévu un dispositif sécuritaire drastique. « La sortie et l’entrée dans la bande de Gaza via le point de passage de Rafah seront autorisées en coordination avec l’Egypte, après vérification des antécédents sécuritaires des personnes par Israël et sous la supervision de la mission de l’Union européenne, selon un mécanisme similaire à celui mis en place en janvier 2025 », précise une source militaire officielle, en référence au dispositif mis en place brièvement au moment d’un précédent cessez-le-feu entre janvier et mars 2025.

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