Entre l’Afrique du Sud et Israël, des relations au plus bas, et la crainte de représailles américaines

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Le ministre sud-africain des affaires étrangères, Ronald Lamola (à gauche), et le président sud-africain, Cyril Ramaphosa (au centre), lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères du G20, Johannesburg (Afrique du Sud), le 20 février 2025.

Les relations entre l’Etat hébreu et Pretoria étaient déjà dégradées, elles prennent un nouveau coup de froid. Le plus haut représentant israélien en poste en Afrique du Sud, le chargé d’affaires Ariel Seidman, devra avoir quitté le pays lundi 2 février, moins de six mois après y avoir pris ses fonctions. Vendredi, il a été déclaré persona non grata dans son pays d’affectation. Une décision inédite, alors qu’Israël n’a plus d’ambassadeur dans le pays depuis plus de deux ans.

Cela « fait suite à une série de violations inacceptables des normes et usages diplomatiques, qui constituent une atteinte directe à la souveraineté de l’Afrique du Sud », a expliqué le ministère des affaires étrangères sud-africain. Un message posté sur X en novembre par l’ambassade israélienne a notamment agacé Pretoria. Il qualifiait des propos de Cyril Ramaphosa – estimant que « les politiques de boycott ne fonctionnent pas » – de « rare moment de sagesse et de lucidité diplomatique de la part du président ». Pretoria reproche aussi à l’ambassade israélienne de ne pas avoir déclaré auprès des autorités certaines visites d’officiels, comme il est de coutume.

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