Plusieurs médias condamnés pour atteinte à la vie privée de Pierre Palmade

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L’acteur et humoriste Pierre Palmade avant son procès au tribunal de Melun, le 20 novembre 2024

L’ex-humoriste Pierre Palmade a obtenu ces derniers mois en justice la condamnation de plusieurs médias pour atteinte à sa vie privée en lien avec la couverture du grave accident de la route qu’il a causé sous l’emprise de drogues et pour lequel il a été condamné à la prison.

Selon plusieurs décisions judiciaires consultées samedi par l’Agence France-Presse (AFP), révélées cette semaine par le site L’Informé, Pierre Palmade a obtenu, entre février et octobre 2025, dans des procédures au civil à Paris, les condamnations des sociétés mères des magazines Closer, Voici, Paris Match et de la chaîne BFM-TV.

Il a, en revanche, été débouté en septembre 2025 dans une autre procédure en référé à l’encontre du groupe Prisma pour des photos sur le site de Voici autour de sa sortie de prison, survenue en avril dans le cadre d’un aménagement de peine.

Dans une affaire ultramédiatisée, la justice a condamné Pierre Palmade en novembre 2024 à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour des blessures involontaires sur une famille dans la collision qu’il a provoquée sur une route de Seine-et-Marne le 10 février 2023 en conduisant sous l’emprise de stupéfiants. L’artiste, devenu un paria du showbiz, a été incarcéré quatre mois avant d’être autorisé à poursuivre sa peine à domicile à Bordeaux sous bracelet électronique.

« Satisfaire la curiosité d’un certain lectorat »

En février 2025, la 17e chambre du tribunal de Paris, spécialisée en droit de la presse, a condamné le groupe Prisma à lui payer 4 000 euros au titre du préjudice moral pour un article du magazine Voici de mai 2023 sur une permission de sortie d’hôpital de Pierre Palmade.

La publication détaille son programme avec ses proches au cours de ce week-end « sans que ne soient traités les sujets (…) de santé et de sécurité publiques, comme de politique pénale, l’article tendant uniquement à satisfaire la curiosité d’un certain lectorat », notent les juges. Sur le même principe, le groupe Reworld (Closer) a été condamné à verser en février 7 000 euros pour le préjudice moral.

Le groupe Lagardère et Paris Match ont été condamnés en octobre à lui payer 4 000 euros de dommages et intérêts pour des articles de mai et juin 2023, un mois après que NextInteractive et BFM-TV ont été condamnés en référé à une sentence similaire.

En 2023, quelques mois après l’éclatement de l’affaire, Pierre Palmade avait déjà assigné en référé Prisma et Paris Match pour des articles sur son hospitalisation. Il s’était alors vu débouté de ses demandes.

Le Monde avec AFP



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