
Au bruit des sifflets et sous les fumigènes, des manifestations de soutien à la police nationale se déroulent samedi 31 janvier dans une vingtaine de villes de France, dont Paris, à l’appel du syndicat Alliance-Police nationale, qui dénonce un manque de moyens.
A Paris, « 15 000 à 20 000 » personnes, selon les organisateurs, sont présentes, dont plusieurs personnalités politiques d’extrême droite, comme les candidats à l’Hôtel de ville Sarah Knafo et Thierry Mariani, ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal.
Réunis derrière la banderole « Citoyens avec la police, stop à l’insécurité, stop à l’impunité », aux côtés des représentants du syndicat policier majoritaire, les manifestants sont partis de la place de la Bastille et se dirigent vers celle de la Nation. « Sans police c’est le chaos », « All Cops Are Heroes » [tous les policiers sont des héros] ou encore « l’impunité fabrique des criminels », peut-on lire sur des pancartes de manifestants.
« Situation très grave »
Le secrétaire général d’Alliance, Fabien Vanhemelryck, avait déclaré vendredi à l’Agence France-Presse (AFP) vouloir « une prise de conscience d’une situation qui devient très grave : la police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales ».
Présente à la manifestation parisienne, Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat d’officiers de police Synergie-Officiers, a dénoncé auprès de l’AFP un « manque de moyens patent, un manque d’effectifs et un manque de moyens matériels, une délinquance de plus en plus violente mais des réponses pénales souvent inadaptées ».
Le syndicat espérait une « mobilisation citoyenne » importante dans la vingtaine de villes où elle est organisée. A Nice, plusieurs centaines de policiers, selon un photographe de l’AFP, ont défilé dans un cortège mené par plusieurs élus de droite et d’extrême droite : le maire, Christian Estrosi (Horizons), son rival pour l’hôtel de ville Eric Ciotti (UDR), candidat aux prochaines municipales, ainsi que les députées Alexandra Masson (RN) et Christelle D’Intorni (UDR).
Alliance a invité le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, à participer à cette mobilisation, mais le locataire de la Place Beauvau avait dit vendredi qu’il n’y serait pas, invoquant un devoir de neutralité.


















