Le Panama annule les contrats liant un groupe de Hongkong aux ports de son canal, une victoire pour Trump

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Des camions quittent le port de Balboa, à Panama, le 30 janvier 2026.

C’est un revers pour la Chine et une victoire pour l’administration de Donald Trump. Jeudi 29 janvier, la plus haute cour du Panama a jugé illégaux les contrats d’exploitation des deux ports situés aux extrémités de son célèbre canal par un groupe de Hongkong. Saisie en 2025 par les auditeurs publics, qui estimaient que le renouvellement de la concession ne s’était pas fait dans les règles, la Cour suprême panaméenne a donc annulé les contrats sur les deux ports, Cristobal à l’ouest et Balboa à l’est, qui devront faire l’objet de nouveaux appels d’offres.

Le canal de 82 kilomètres entre la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique – inauguré en 1914 et contrôlé par les Etats-Unis jusqu’en 1977, à la signature d’un accord transférant progressivement sa souveraineté au Panama – est au centre de l’attention depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Celui-ci, en effet, a promis de le « reprendre » et de faire reculer la poussée chinoise dans cette partie du monde.

Dans un contexte de fortes pressions américaines, le conglomérat CK Hutchison, qui exploite les deux ports depuis 1997, avait soudainement accepté, en mars 2025, de les céder, ainsi que ses activités portuaires mondiales, à un consortium emmené notamment par le plus gros gestionnaire d’actifs de la planète, l’américain BlackRock, désireux de s’attirer les faveurs de la nouvelle administration, pour près de 23 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros, au cours actuel).

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