La taxe sur le vapotage bien partie pour revenir sur la table à l’automne

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Lors d’une manifestation contre l’article 23 du PLF sur le vapotage, à Paris, le 9 décembre 2025.

Le bruit ne trompe pas. Le cliquetis sec des machines, les flacons de verre qui s’entrechoquent, la respiration des presseurs pneumatiques utilisés pour coller les étiquettes : schlik, ouhhh, schlik, ouhhh… Une petite usine est bien nichée là, au deuxième étage d’un vaste immeuble, dans le 19e arrondissement de Paris. « Chaque machine a son rythme, donc dès qu’il y a un problème les opérateurs et opératrices le repèrent rien qu’à l’oreille », explique Jean Moiroud, le patron de Fuu, un fabricant de liquide pour le vapotage, en traversant le plateau, sourire aux lèvres.

C’est qu’un problème, il vient d’en éviter un, et un gros. A la mi-octobre 2025, le projet de budget pour 2026 préparé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, a mis en émoi les professionnels des cigarettes électroniques et du cannabidiol (CBD), un dérivé du chanvre présent dans certains liquides de vapotage. L’article 23 du projet prévoyait de créer une taxe sur les produits de vapotage, d’interdire leur vente en ligne et d’obliger tous les magasins spécialisés à obtenir un agrément administratif, sur le modèle des bureaux de tabac. En séance, certains députés avaient même proposé d’accorder aux buralistes un monopole sur ces produits.

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