
Dans l’affaire des rappels massifs de laits infantiles premier âge, les questions se multiplient sur la gestion de la crise par les industriels et les autorités. L’association Foodwatch a déposé plainte contre X auprès du tribunal judiciaire de Paris, jeudi 29 janvier, au côté de huit familles dont les enfants ont été malades après avoir consommé des laits Guigoz de Nestlé, Picot de Lactalis ou Babybio Optima de Vitagermine.
La chronologie des faits est au cœur des interrogations des familles et des associations de consommateurs, qui veulent comprendre pourquoi les rappels se sont échelonnés du 11 décembre au 27 janvier en France, alors que le risque de contamination provenait d’un ingrédient commun à tous ces fabricants, une huile riche en acide arachidonique (ARA).
Selon les informations obtenues par Le Monde auprès des autorités italiennes et de Nestlé, l’industriel était informé, dès la fin de novembre, de la présence de toxine céréulide dans des laits infantiles produits aux Pays-Bas, soit une dizaine de jours avant le premier rappel. En outre, d’après une source haut placée, l’origine de la contamination, l’huile enrichie en ARA, était connue par Nestlé à la date du 10 décembre et alors transmise aux autorités européennes – un point que le groupe suisse dément, assurant que ce n’est que le 23 décembre que l’ARA est identifié.
Il vous reste 81.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



















