En Allemagne, les Verts peinent à rebondir après leur défaite aux législatives

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Les coprésidents du parti des Verts allemands, Franziska Brantner et Felix Banaszak, ainsi que les coprésidentes du groupe parlementaire des Verts, Katharina Droege et Britta Hasselmann, tiennent une conférence de presse à Berlin, le 10 mars 2025.

Neuf mois après les élections législatives du 23 février, les Verts allemands sont encore sonnés par la défaite qui les a chassés du gouvernement, où ils siégeaient depuis trois ans. Le parti, brutalement ramené au statut d’opposant et privé de ses deux têtes d’affiche – Robert Habeck, l’ancien ministre de l’économie et vice-chancelier, qui a quitté sa scène politique, et Annalena Baerbock, l’ex-ministre des affaires étrangères, partie à New York présider l’Assemblée générale des Nations unies – cherche toujours sa boussole.

Le congrès, qui s’est tenu le 30 novembre et le 1er décembre à Hanovre (Basse-Saxe), a semblé opposer deux visions difficilement réconciliables : l’une favorable à un coup de barre à gauche, visant à récupérer les électeurs, notamment les jeunes, conquis par le parti de gauche Die Linke en février ; l’autre, plus pragmatique, consciente des risques portés par la crise qui frappe l’industrie allemande, particulièrement dans le seul Land présidé par les Verts, le Bade-Wurtemberg, appelé aux urnes le 8 mars 2026 pour les élections régionales.

Les Verts, qui n’ont obtenu que 11,6 % des voix aux dernières législatives, au terme d’une campagne où la question climatique a été totalement absente, stagnent toujours autour de 12 % dans les intentions de vote au niveau fédéral. Ses dirigeants attribuent ce décrochage à une orientation perçue comme trop libérale et éloignée des préoccupations quotidiennes des électeurs – inflation, crise du logement, accès à l’éducation –, qui ont constitué le cœur du programme de Die Linke.

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