« La situation est bien meilleure qu’en 2022, à part lorsqu’un drone s’abat sur la ville »

4970


Occupée par les forces russes de mars à septembre 2022, Izioum, dans l’est de l’Ukraine, porte les marques de l’envahisseur. La ville a été détruite à 80 % et sa forêt de pins transformée en fosse commune. Au départ des Russes, 449 dépouilles y ont été découvertes, et des tombes surmontées d’un simple numéro ont été exhumées une à une.

Aujourd’hui, Izioum se situe à 40 kilomètres de la ligne du front. Cette distance, qui assurait une certaine sécurité encore récemment, la rend désormais vulnérable. Les attaques aériennes russes s’intensifient à une rapidité déconcertante, poussant la ligne de front vers les terres ukrainiennes.

Pourtant, Izioum aspire à la normalité. La ville se reconstruit par fragments : toits réparés, chauffage rétabli, infrastructures essentielles maintenues tant bien que mal. Des initiatives fleurissent, des garages réparent les véhicules des soldats, des boutiques rouvrent, des ateliers artistiques sont développés pour recréer du lien social.

Des enfants jouent au crépuscule, dans le centre-ville d’Izioum, en Ukraine, le 10 novembre 2025.

Il vous reste 74.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link