
« Il n’y a aucun doute qu’il y a deux actions concrètes, à trois jours des élections, qui sont totalement interventionnistes », a déclaré la candidate de gauche à l’élection présidentielle hondurienne qui a lieu dimanche, Rixi Moncada, lors d’une conférence de presse samedi 29 novembre.
Le président américain a ajouté aux tensions politiques qui agitent la campagne électorale dans ce pays de 11 millions d’habitants, confrontés en grande majorité à la pauvreté et la violence, et dont plus d’un quart du PIB provient des envois de fonds des Honduriens qui ont émigré aux Etats-Unis. Il a d’abord appelé à voter pour l’homme d’affaires de droite Nasry Asfura, le « seul vrai ami de la liberté » selon lui, puis annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné l’année dernière à 45 ans de prison pour trafic de drogue aux Etats-Unis. M. Hernández a gouverné avec son parti durant deux périodes entre 2014 et 2022.
Pour Mme Moncada, que Donald Trump considère « communiste », les messages du président américain sont « deux actes de campagne » au profit de « ses candidats attitrés ». Quant à l’annonce d’une grâce pour l’ancien président Hernandez qu’elle considère comme « le plus grand chef mafieux de l’histoire du Honduras », c’est un « délit », selon elle.
La candidate, qui incarne la continuité de la gauche au pouvoir au Honduras, estime cependant qu’il y a « une bonne relation » actuellement entre la présidente sortante Xiomara Castro et les Etats-Unis.



















L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.