au sujet de l’accord de paix, les Etats-Unis évoquent « des détails sensibles » à trancher entre Kiev, Moscou et Washington

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Hello, qu’en est-il des avoirs russes gelés que les USA voulaient se récupérer ?

Plop

Merci pour votre question, qui permet d’évoquer le point 14 du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine, sur l’utilisation des actifs russes gelés. Quelque 210 milliards d’euros de la Banque centrale russe sont actuellement immobilisés dans l’UE ; ils ont été gelés par les Occidentaux après l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Le plan du président américain propose de remettre une partie de ces avoirs aux Etats-Unis et au Kremlin pour différents projets. Un scénario inenvisageable pour la plupart des Européens, qui refusent d’être privés de leur meilleur levier face à la Russie. C’est « aux Européens de décider » de l’usage de ces actifs russes, a martelé Emmanuel Macron ce matin.

Pour de nombreux pays de l’UE, s’appuyer sur ces avoirs russes gelés, comme l’a proposé la Commission européenne, est de loin l’option la plus séduisante pour financer l’Ukraine (c’est le cas de l’Allemagne, des pays baltes, des pays scandinaves, de la Pologne et des Pays-Bas). Mais l’opération, inédite, soulève de nombreuses questions juridiques. Et donc une forte réticence de la Belgique, où se trouve la plus grande partie de ces avoirs. Sollicitée par l’AFP, la Belgique a affirmé, mardi, que ses « préoccupations » et sa « position » demeuraient pour l’heure inchangées – en dépit de la présentation du plan de Donald Trump.

Dans une note publiée le 17 novembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, reconnaissait le risque que ce prêt de réparation « puisse être incorrectement perçu comme une confiscation » ailleurs dans le monde, ce qui aurait pour conséquence de briser le modèle économique de l’institution financière belge Euroclear, où sont logés la majeure partie des avoirs russes et où de nombreux régimes autoritaires déposent leur argent en toute confiance, et pourrait déstabiliser l’euro. Dans cette note, la présidente de la Commission européenne évoque une autre piste, qui la verrait emprunter, au nom des Vingt-Sept, pour aider Kiev. Avec un inconvénient majeur pour les Etats membres : devoir garantir ce prêt et donc augmenter leur dette. Pour en savoir plus, nous vous conseillons la lecture de cet article :



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