la France réduit son personnel diplomatique alors que les violences des groupes djihadistes augmentent

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Des automobilistes circulent à Bamako le 8 novembre 2025. La France a conseillé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible ».

La France « a décidé d’adapter son dispositif diplomatique et consulaire » au Mali – en d’autres termes, elle va réduire ses personnels dans un contexte de situation sécuritaire dégradée dans ce pays –, a annoncé vendredi 21 novembre le ministère des affaires étrangères français.

Cette décision a été prise « au regard du contexte et à l’instar de plusieurs de ses partenaires », a expliqué le Quai d’Orsay, en référence aux Etats-Unis et au Royaume-Uni qui ont déjà évacué leur personnel « non essentiel ». Il ne précise pas en revanche le nombre de personnes concernées.

Les consignes aux quelque 4 000 ressortissants français présents au Mali restent, elles, inchangées depuis l’appel, le 7 novembre, à prévoir un départ temporaire dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles. Il est en outre formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif.

Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires.

Les djihadistes du GSIM imposent un blocus sur les importations de carburant, étranglant l’économie du pays sahélien enclavé.

Le GSIM veut intensifier son blocus

La situation semblait ces derniers jours légèrement s’améliorer à Bamako avec l’arrivée de camions mais certaines villes sont toujours sans carburant depuis des semaines dans le reste du pays.

De longues files d’attente sont encore visibles devant les stations-service et la population dispose de l’équivalent de moins de six heures d’électricité par jour dans la capitale, selon un correspondant de l’Agence France-Presse.

Dans sa dernière vidéo de propagande publiée mardi, le GSIM a annoncé vouloir intensifier son blocus et fait savoir qu’il considérera désormais les chauffeurs de camion comme des combattants.

Dans un autre document publié jeudi, le GSIM demande aussi aux ONG, entreprises, personnalités, associations, de se lever contre la junte au pouvoir.

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Le Monde avec AFP

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