La nocivité des aliments ultratransformés pour la santé confirmée par une série d’études scientifiques

4610


Dans une usine de pain industriel, à Saint-Vulbas (Ain), le 18 janvier 2024.

La place grandissante des aliments ultratransformés (AUT) dans les régimes alimentaires est une menace à l’échelle mondiale et les preuves de nocivité sont suffisamment solides pour justifier la mise en place de politiques publiques ambitieuses pour inverser la tendance, selon une série d’articles publiés, mercredi 19 novembre, dans la revue The Lancet. Une quarantaine de chercheurs internationaux établissent l’état de la connaissance sur ces aliments, en même temps qu’ils dressent une liste de mesures susceptibles d’arrêter leur progression et de réduire le fardeau de maladies associées. Entre 2009 et 2023, le marché des AUT a crû, à l’échelle mondiale, de 1 500 milliards à 1 900 milliards de dollars (de 1 300 à 1 640 milliards d’euros).

Difficiles à identifier pour les consommateurs, les AUT sont obtenus grâce à des processus physico-chimiques qui modifient la texture des aliments bruts, leur goût et leur conservation. Ils contiennent généralement des additifs (émulsifiants, édulcorants, exhausteurs de goût, conservateurs et sels nitrités, sucre inverti, etc.) qui ne sont pas utilisés en cuisine traditionnelle. Des produits très semblables peuvent, ou non, appartenir à cette catégorie selon leur mode de préparation. Céréales du petit déjeuner, desserts lactés, nuggets et viandes transformées, soupes déshydratées, sauces, biscuits industriels, sodas, etc.

Il vous reste 80.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link