
Cinquante-trois personnes sont mortes ou portées disparues après le naufrage, vendredi 6 février, d’une embarcation transportant 55 migrants au large des côtes libyennes, a fait savoir l’organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces 55 personnes se trouvaient à bord d’un canot pneumatique, a expliqué l’OIM dans un communiqué.
« L’embarcation a chaviré au nord de Zouara, en Libye, le 6 février. Seules deux femmes nigérianes ont été secourues lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée par les autorités libyennes. L’une des survivantes a déclaré avoir perdu son mari, tandis que l’autre a dit avoir perdu ses deux bébés dans la tragédie », écrit l’OIM dans un communiqué.
Selon les témoignages des survivantes, l’embarcation, qui transportait des ressortissants africains, a quitté Zaouïa, près de Tripoli, le 5 février au soir, a ajouté l’OIM. Il a chaviré environ six heures plus tard après avoir pris l’eau.
Ce naufrage porte à au moins 484 le nombre de migrants signalés morts ou disparus sur la route migratoire de la Méditerranée centrale en 2026, selon l’OIM. L’agence onusienne rappelle que la route migratoire de la Méditerranée centrale est la plus mortelle au monde, avec 1 340 décès enregistrés l’an dernier.
L’OIM souligne « la nécessité d’une coopération internationale renforcée et de réponses axées sur la protection pour lutter contre les réseaux de contrebande et de traite des personnes, parallèlement à la mise en place de voies de migration sûres et régulières afin de réduire les risques et de sauver des vies ».

















